Partager l'article ! Voyage au Burkina 2008 : village de Poundou: 3 membres de l'association sont allés au Burkina en décembre 2008 et ont résidé 15 jours au vill ...
3 membres de l'association sont allés au Burkina en décembre 2008 et ont résidé 15 jours au village de Poundou. Cela a permis de rencontrer les différents comités,
de discuter avec les responsables des nouveaux projets et de vérifier les réalisations financées dans le courant de l'année 2008.
LES REALISATIONS 2008
Les panneaux solaires, les batteries et les lampes à basse tension qui ont été installés dans deux classes permettent aux élèves de rester le soir pour faire leurs devoirs. Rappelons que la nuit tombe vite sous les tropiques, dès 17h30, et que
les familles n'ont souvent qu'une torche pour la maison...
Les panneaux solaires sur le toit de l'école
Deux
classes sont équipées de lampes à basse tension
Une partie de l'installation électrique
La batterie protégée de la poussière
A la maternité, l'installation électrique a été réparée et une batterie neuve a été offerte
par un adhérent : Eugénie, l'accoucheuse, peut travailler la nuit avec plus de sécurité...
Eugénie Kambiré, l'accoucheuse du village
Les forages sont maintenant terminés et en fonctionnement dans 4 quartiers : Kamakuy (au centre du village),
dispensaire, quartier des Peuls de Dawa, quartier de Kamako (à 5 km du centre). Tout le village peut se fournir maintenant en eau potable. Les forages sont protégés par un muret
et un enclos bordé de plantes, les jatrophas.
Des comités de gestion ont été mis en place pour collecter la participation financière des familles afin de faire face aux éventuelles réparations et à l'entretien courant. Ils
sont chargés aussi de la propreté des lieux.
Le forage du quartier peul
Le forage de Kamako, quartier
situé à 5 km du centre
Le puits à grand diamètre pour les éleveurs a été creusé jusqu'à 19 mètres de profondeur : en décembre, l'eau arrivait à 3 mètres de la
surface. Ce sont les services hydrauliques de la région qui ont fait les recherches et les relevés nécessaires. Le puits est en partie busé, mais le travail a été arrêté pendant la saison des
pluies. La fin du busage, la construction de la margelle et des abreuvoirs sont programmées pour février-mars, le temps que le niveau de l'eau baisse... Le puits est situé derrière Bekuy, à
proximité du quartier peul d'Abdoulaye.
Elie Kohoun, le puisatier explique son travail
L'auvent construit sur la maison d'accueil permet d'avoir maintenant une terrasse abritée du soleil. En décembre, la température est montée jusqu'à
35° (et plus de 40° à Ouagadougou, la capitale!).
Il reste le crépi à poser sur l'auvent
La caisse villageoise permet aux villageois d'obtenir des crédits pour leurs activités : petit commerce pour les femmes, activités agricoles
pour les hommes (achat de matériel ou d'engrais), événements familiaux (mariage par exemple). 580 adhérents sont inscrits, dont plusieurs associations villageoises. Cette année, nous avons
augmenté le capital de la caisse de 2000 euros pour développer ces microcrédits dont les demandes sont très nombreuses.
LES RENCONTRES
C'est avec le Comité villageois que se font les échanges durant toute l'année, par courrier, par téléphone, mais aussi maintenant par mail.
Le secrétaire se rend à Dédougou, à 30 km, pour utiliser le cyberespace de la bibliothèque...
Elie Kohoun est le président depuis 6 ans; l'équipe est composée d'une quinzaine de membres, dont deux femmes. Des élections auront lieu au mois d'avril prochain.
A chacun de nos séjours, un bilan général est présenté et les discussions s'engagent autour des projets. Lors d'une réunion générale, tous les comités du village sont présents : comité de gestion
du dispensaire, comité des parents d'élèves, comité des femmes, comité des éleveurs, comité des danseurs, représentants de la caisse villageoise, de la banque de céréales, comité des jeunes.
Le
comité villageois
Wekawe, créé l'an dernier, comprend 43 femmes qui se sont prises en charge pour trouver des financements pour leurs activités; elles
bénéficient du soutien de l'Ocades, organisme local, pour suivre des formations : alphabétisation, hygiène et vie familiale, gestion de l'eau et des forages, fabrication de savon, récolte de
miel. Elles ont emprunté collectivement un million de cfa qui est déjà remboursé et qui leur a permis de faire du petit commerce. Elles ont aussi cultivé un champ d'un hectare pour faire du
sésame et ont récolté suffisamment pour payer la construction d'un bâtiment qui leur servira pour l'élevage de moutons et de chèvres.
Wekawe, des femmes dynamiques!
Pendant le
visite de leur bâtiment réservé à l'élevage
Réunion de femmes sous les neems
Les femmes de Kamako, quartier éloigné, se sont organisées et sont en train de monter un dossier auprès de l'Ocades pour obtenir une
plateforme multifonctionnelle qui leur permettrait de disposer d'un moulin (pour le mil et le karité), l'électricité avec des panneaux solaires, un chargeur de batterie, un poste de soudure, un
château d'eau. Tout le quartier est concerné et motivé pour défendre le dossier. Nous attendons le résultat des prochaines réunions pour apporter notre contribution.
En attendant la décision, les femmes se sont formées par des cours d'alphabétisation et ont cultivé du sésame. Cette céréale est très prisée et de bon rapport.
Les femmes de Kamako
Le comité des gestion du dispensaire a tenu son assemblée générale en notre présence. Le compte-rendu des activités nous a montré le rôle primordial tenu par l'équipe sanitaire
pour les soins et surtout la prévention des maladies (information, vaccinations...). Les besoins en matériel médical ont été listés et notre attention a été attirée sur le mauvais état de la
toiture du dispensaire qui a souffert des pluies et des tornades : une réparation urgente s'impose.
La toiture a été soulevée et doit être réparée
Les collégiens et lycéens fréquentent les établissements de Dédougou, mais aussi de Bobo et Ouaga. Nous avons rencontré ceux de Dédougou qui nous ont expliqué les conditions de
leur scolarité et leurs difficultés : coût des inscriptions, des fournitures scolaires, le peu de livres disponibles, la difficulté de se loger...
Collégiens et lycéens originaires de Poundou
Les ressortissants de Poundou vivent et travaillent à Ouaga, à Bobo, à Dédougou ou dans d'autres régions du Burkina. Ils sont professeur
d'université, ingénieur, géographe, commissaire de police, militaire, gendarme... Ils se sont regroupés en association pour soutenir le développement du village où ils se retrouvent une fois par
an, le dernier week-end du mois d'août. Les étudiants participent aussi à cette association.
Nous avons été chaleureusement reçus à notre arrivée à Ouaga chez le président, Zoumbiessé Tamini.
Soirée chaleureuse à Ouaga
LES PROJETS
Projet du comité villageois et du comité des jeunes collégiens et lycéens, la salle d'alphabétisation
et de réunion sera construite à proximité de la salle des jeunes qu'elle prolongera. C'est une jeune architecte flérienne, Elise Leduc, qui nous aide à réfléchir sur ce projet et
qui nous fait des propositions. Elle avait réalisé une maquette que nous avons emmenée et qui a été présentée au comité villageois. Celui-ci a fait des remarques sur l'utilisation et l'agencement
afin d'améliorer la réalisation.
Le centre de formation technique et le collège sont des projets émanant de la commune de Ouarkoye dont dépend Poundou. Nous avons
rencontré Ouettien Tibiri, Président du Conseil régional du Mouhoun, et le Directeur administratif de la mairie de Ouarkoye à ce sujet.
Nous vous tiendrons informés de l'évolution de ces deux projets.
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"Une injustice commise quelque part est une menace pour la justice dans le monde
entier"
Martin
Luther King
La petite Sandrine dans le dos de sa maman
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